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Je m'appelle Soukaïna.

Je suis métisse franco-algérienne.

 

J’ai démarré mes premiers mois sur cette Terre, mes premières années même, avec un poids, un énorme poids.

Le genre de choses que l’on cache car il s’en dégage une honte, un dégoût, un profond sentiment de colère, d’injustice. Pourquoi moi ? Pourquoi mes parents ne m’ont-ils pas protégée ? Comment un être humain peut-il être aussi ignoble et détruire la vie d’une petite fille puis d’une femme ?

On ne devrait JAMAIS avoir le droit de toucher à un enfant, JAMAIS.

 

 

L’épisode étant passé, j’ai dû me reconstruire, seule qui plus est.

J’ai dû grandir malgré ce poids. J’ai dû transformer ce chaos en quelque chose de beau. J’ai dû apprivoiser et même réinventer la notion de liberté, de bonheur, d’insouciance, d’innocence. La culpabilité a longtemps fait partie intégrante de mon être, de mes cellules ;

 

Le plus étrange dans tout cela, c’est que toutes les années qui ont suivi ce drame, j’ai inconsciemment reproduit ce schéma : un père ultra-autoritaire qui m’a littéralement privé de mes libertés et coupé les ailes, un mari hyper jaloux qui lui aussi m’a préservé dans une cage dorée, un travail d’ « assistante de » dans lequel je ne m’épanouissais pas et où les collaborateurs se permettaient d’être autoritaires et irrespectueux envers moi. Cette soumission certes familière, ne me plaisait absolument pas. Mais j’y restais, par confort, par peur de l’inconnu.

J'ai tenté d'apaiser ma douleur...

J’ai toujours tenté d’apaiser ma douleur profonde avec de belles choses, de beaux bijoux, de beaux habits. J’ai aussi trouvé un apaisement considérable à travers le sport.

J’étais dans cette recherche constante de beauté, de bien-être comme pour venir coller un pansement sur une plaie, une plaie profonde. 

Je n’habitais pas vraiment mon corps finalement, je le détestais même. Je rêvais d’être quelqu’un d’autre. D’être née sous une autre étoile. 

Les kilos superflus ont toujours été une grande bataille pour moi : régimes répétés, anorexie, boulimie puis compulsions alimentaires, j’ai maltraité mon corps. 

Je l’ai maltraité parce que le monde des adultes m’a appris, dès le plus jeune âge, qu’un corps n’était pas digne de respect. FAUX, archi FAUX !

 

 

Et puis un jour, j’ai dit STOP. Comme si le magma était en ébullition depuis 27 ans et que le volcan avait décidé d’exploser, sans prévenir. D’envoyer tout valser. 

Et je me suis dit « et si, une autre vie était possible ? Et si, à mon tour je m’offrais le droit de goûter au bonheur, à la liberté ? Pourquoi pas moi ? Après tout, moi aussi j’avais le droit d’exister et de vivre quelque chose de beau ! »

 

J’ai alors quitté mon mari, mon travail et j’ai fait mes valises pour un monde meilleur, le mien.

 

J’ai décidé non seulement de m’arracher ma propre liberté mais également de dire au revoir à la culpabilité et à la honte : je veux enfin vivre, et pour de vrai !

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Apporter de la beauté dans ce monde.

En quittant mon emploi, j’avais cette ferme intention de créer mon univers, à mon image, avec tout ce que j’aime faire. 

Apporter de la beauté et du bien-être dans ce monde, telle était ma mission.

J’ai alors passé mon diplôme d’esthétique, je me suis formée en maquillage puis en Ki-Relooking®. 

Le Ki-Relooking a été une révélation pour moi : relier l’Etre au Paraitre. Mieux se connaitre de l’intérieur pour mieux se révéler à l’extérieur.

 

Aujourd’hui, je me sens enfin moi. Je me sens belle, libre, confiante, équilibrée. Je ne cherche plus à ressembler à une autre. J’assume et suis fière de ma double culture ; Je me sens si riche de ce mélange entre tradition et modernité, je n’ai plus peur du racisme, ni cette honte d’être différente. 

J’offre à mon corps de bons aliments pour qu’il soit au maximum de ses capacités physiques. 

Je lui offre des moments de douceur à travers des soins quotidiens, des pauses cocooning. 

 

Très connectée à mes cinq sens, je suis à l’écoute de la nature, de mes sensations. 

Car c’est là que se trouve la Beauté de la vie : dans un chant d’oiseau, un rayon de soleil, une odeur de jasmin, de lavande, le bruit des feuilles mortes qui craquent sous les pas …

Et puis si l’on s’approche de la ville, le bonheur se trouve dans le sourire d’un passant que l’on ne reverra probablement jamais, l’odeur du café qui se dégage d’un Coffee Shop, le bruit des couverts provenant des cuisines des restaurants prêts à servir leurs clients, les bonnes odeurs de plats mijotés, ou de pains frais aux abords d’une boulangerie. 

C’est ça la vie, en tous cas, celle que je veux vous partager, à laquelle je désire t’éveiller. 

 

Le livre ou plutôt la phrase qui a provoqué ce déclic en moi est la suivante : 

« Ta deuxième vie commence lorsque tu comprends que tu n’en as qu’une. »

 

Alors, vivons et réécrivons notre féminité, maintenant.